jeudi 18 novembre 2010

Mange, Prie, Aime, d’Elizabeth Gilbert


Quatrième de couverture

« À trente et un ans, Elizabeth possède tout ce qu’une femme peut souhaiter : un mari
dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Pourtant, elle est rongée par l’angoisse
et le doute. Un divorce, une dépression et une liaison désastreuse la laissent encore plus
désemparée. Elle décide alors de tout plaquer pour partir seule à travers le monde ! En
Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa
vie » ; en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit et, en Indonésie,
elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver cet équilibre qu’on appelle le
bonheur… Et qui n’a jamais rêvé de changer de vie ? »

Le livre

Le résumé du quatrième de couverture est quelque peu « romancé ». En effet, Liz ne quitte
pas tout dans le plus pur dénouement en envoyant tout valdinguer. Elle est financée par sa
maison d’édition, car, oui, Liz est romancière (ben oui, sinon, nous n’aurions rien à lire !) et a
déjà prévu avant de partir d’écrire un livre sur son périple.
Ce livre est une initiation au bonheur et le récit de Liz est addictif. On s’identifie facilement
à Liz et on lui envie cette possibilité d’évasion que son métier lui permet (il est en effet plus
aisé de partir pendant un an quand on est journaliste free lance et romancière que quand on
travaille à l’usine)(en tout cas en conservant son emploi). En effet, on a tous déjà rêvé de
changer de vie, et ce que cette histoire semble être (en tout cas, telle que résumée dans le
quatrième de couverture), mais ce n’est pas réellement le cas.
J’ai particulièrement aimé le récit qui se déroule en Italie. Allez savoir pourquoi je me sens
particulièrement concernée par les développements sur la nourriture, les restaurants et l’art
culinaire italien. Inutile de préciser que j’ai noté l’adresse de la meilleure pizzeria du monde
(selon un syllogisme imparable). J’ai beaucoup apprécié également les considérations de Liz
sur la langue italienne, ses sonorités et ce que ça lui inspire.
Le passage indien est moins « facile d’accès », car plus spirituel et demandant plus de
réflexion, moins drôle aussi. Quoique l’anecdote de Liz priant dans le jardin de l’ashram à la
tombée du soir et ses « conséquences » ont pu faire sourire. De plus, le personnage de Richard
apporte une dose d’humour bienvenue.
Le récit indonésien renoue avec la légèreté et le plaisir connu en Italie. La lecture en devient
plus joyeuse.

J'ai beaucoup apprécié ce livre, je l'ai trouvé réjouissant et inspirant.

Le film

Gros problème des adaptations : impossibilité de retranscrire tout le livre tout en conservant
l’esprit et un maximum de l’histoire. Là où certains optent pour le parti pris de sabrer tout un
pan de l’histoire pour développer correctement la partie restante, d’autres se contentent de
tout résumer, tant pis pour l’intelligibilité de l’histoire. Le film fait malheureusement partie
de cette seconde catégorie. En effet, on ne comprend pas d’où vient cette voix qui lui parle
dans sa salle de bain, toutes les explications de l’auteure sur ce qu’elle entend par « Dieu » et
l’acception qu’elle lui donne sont omises, les cours d’italien que prennent Liz et Sofie sont
occultées et le coup de cœur que l’héroïne avait pour Giovanni a disparu.
Autre défaut de cette adaptation : c’est quoi cette fin ??? Je précise, c’est quoi ce
rebondissement à deux sous d’une Liz qui se transforme en ce que les mélodrames américains font de pire : cette nana empreinte de doutes et qui tergiverse devant le dénouement heureux
de ses aventures. Pourquoi avoir rajouté ce rebondissement qui n’apporte rien à l’histoire et
qui rend l’héroïne beaucoup moins sympathique d’un coup ? Surtout que cela ne lui ressemble
pas. Ils n’ont pas pu s’empêcher de coller une péripétie à l’américaine, ce qui, selon moi,
porte atteinte à l’histoire.


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